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Archive : Proust au Musée Carnavalet

  • Photo du rédacteur: Marine Sultan
    Marine Sultan
  • 26 janv. 2022
  • 3 min de lecture

Découvrez Paris comme vous ne l’avez jamais vu à travers l’histoire et le regard de Proust, de sa vie réelle à sa vie rêvée et romancée.


  • Du 16 décembre 2021 au 10 avril 2022

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Sympa la moustache... - Portrait de Proust par Jacques Emile Blanche - DR

A l’occasion de ses 150 ans (en 2021) et du centenaire de sa mort (en 2022), le Musée Carnavalet avait toutes les raisons de célébrer l’écrivain Marcel Proust.


L’exposition présente les deux facettes de l’auteur de la célèbre suite romanesque A la recherche du temps perdu avec une première partie consacrée à la vie de Proust à Paris dans la réalité et une seconde dédiée au Paris fictif décrit dans ses livres.


Bon, on ne va pas se mentir, ce roman est une sacrée brique et nous sommes nombreux à avoir fait semblant de le lire pour les cours de Français. Enfin, on espère ne pas être les seuls… Pas besoin de connaître A la recherche du temps perdu par cœur pour apprécier l’exposition qui revient pas à pas sur l’univers de Proust.


Dans la première partie de l’exposition, on découvre un Proust très représentatif du bourgeois parisien. Il grandit à Auteuil et dans le 16ème, fait ses études au lycée Condorcet et devient chroniqueur mondain pour Le Figaro, poste avec lequel il côtoie les gens de la haute. C’est notamment Montesquiou, poète et dandy à ne pas confondre avec le philosophe Montesquieu, qui lui présentera les « people » importants.


L’écrivain ne se montre pas très aventureux et reste principalement dans la zone de l’actuel Triangle d’or à Paris, comme en témoignent les cartes numériques des adresses proustiennes. Une facette en opposition à l’audace que l’on retrouve dans ses romans concernant l’exploration de son homosexualité et du sadomasochisme ou dans son amour des nouvelles technologies.


Le passage de la vie réelle à la fiction se fait dans la chambre de l’auteur, reconstituée avec quelques reliques appartenant au musée et accompagnée de ses notes manuscrites. Un choix de transition tout à fait logique puisque Proust y décède après avoir dit « J’ai mis le mot fin, je peux mourir maintenant ».


Dans la seconde partie, on retrouve ainsi le Paris fictif et fantasmé de Proust avec les hôtels particuliers pour le Paris mondain du Faubourg Saint-Honoré, le Bois de Boulogne pour le Paris fortuné de l’Avenue Foch ou encore les maisons de passe pour le Paris sulfureux du Faubourg Saint-Germain. Bref, c’est un Paris Proustien, réinventé, plein d’incohérences spatio-temporelles assumées, que nous présente cette section de l’exposition.



Le truc en plus


Nous avons retenu 6 pièces présentées dans l’exposition qui nous révèlent un trait de caractère de Proust :

  1. L’unique portrait en peinture de Proust, que celui-ci conservera toute sa vie et que l’on voit d’ailleurs sur les photos de son domicile. De là à dire que Proust était narcissique, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas…

  2. Le portrait de sa mère, pour la même raison, qui montre son amour pour sa mère, et c’est plutôt mignon.

  3. Le théâtrophone, une drôle de machine qui permettait d’entendre les représentations de l’Opéra Garnier en direct depuis chez soi, un peu comme le podcast avant l’heure, qui montre son côté avant-gardiste.

  4. Les reliques de sa chambre avec notamment un morceau de son couvre-lit bleu et un bout du liège qui tapissait entièrement les murs de sa chambre.

  5. Le portrait mortuaire de Proust, pris par Man Ray, qui pourrait témoigner de sa popularité à l’époque. Bon, sauf que le photographe ne connaissait absolument pas Proust, c’est le poète Cocteau qui l’a convaincu de venir le photographier, conscient du grand auteur qu’il était.

  6. Les madeleines de Proust qui sont vendues à la boutique, au-delà de notre côté gourmand, elles rappellent l’importance de l’œuvre proustienne pour les Français qui sont allés jusqu’à adapter un passage de son roman en expression. Rappelons que votre madeleine de Proust fait référence à un élément sensoriel présent vous replongeant dans votre enfance. Rappelons également qu'à l'origine, la madeleine de Proust n'était pas une madeleine, plus de détails ici.



Musée Carnavalet

23 Rue de Sévigné, 75003 Paris

Entrée : 11€ - tarif réduit : 9€ - gratuit -18 ans

Entrée libre pour les collections permanentes

Du mardi au dimanche de 10h à 18h

Fermé le lundi




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